Accueil Au clair de la lyre

                                                                                                           




               Bienvenue dans ce refuge littéraire,
               Toi, voyageur, explorateur ou simplement égaré,
               Des romans, des poèmes, des nouvelles, des chansons,
               Des auteurs, des chanteurs ou tous autres écrivains…
               Tu te trouves, ici, dans le coeur
               De ceux qui aiment, de ceux qui vivent
               Dans un autre univers, parallèle
               Un monde onirique, imaginaire, fantasmé
               Un espace crée pour continuer de rêver…

Dimanche 18 mai 2008




Un drôle de bonhomme avec son complet et son chapeau blanc. Et ce regard plein de malice... En le regardant, je me rends compte à quel point le visage d'un homme peut en dire long sur lui. Et, étrangement, la couverture du seul livre que j'ai lu de lui, Moi, Charlotte Simmons,  est très ressemblante mais, plus encore, l'histoire développée dans ce livre semble s'expliquer dans l'expression  de ce visage.

                                        

Ce récit se déroule au sein  d'un campus américain. L'héroïne éponyme est une jeune provinciale ayant reçu une éducation stricte qui a obtenu de très bons résultats scolaires. On l'envoie donc dans un des campus américain les plus réputés.  Lâchée  dans ce nouvel univers qui n'a rien à voir avec ce qu'elle a connu jusqu'ici, elle va découvrir un lieu débridé, une véritable jungle dans laquelle le basket-ball, auquel elle ne connaît rien, règne en maitre. Alors qu'elle s'attendait à trouver l'élite des Etats-Unis, elle découvre des étudiants fêtards qui ne sont pas là pour travailler mais pour ajouter une ligne à leur cv qui ouvrira les portes de la haute société. Son petit monde va imploser et elle va devoir remettre en cause toutes les valeurs sur lesquelles elle se reposait. Ici, les joueurs de basket ne sont pas obligés de suivre les cours, on leur attribue des notes qui n'ont rien à voir avec leur niveau, et les bons élèves doivent être constamment au service de ces futurs stars. Le lecteur découvre également les soirées arrosées de ces adolescents débridés. Il s'amuse de voir Virginia complètement déboussolé dans ce monde dépravé et a envie de la réveiller quand elle plonge entre les griffes de ceux qui n'ont aucune pitié pour elle.  

Tom Wolfe nous montre avec justesse, sensibilité et recul les travers de la bonne société américaine. Nous, nous découvrons et comprenons mieux le fonctionnement de cette société devenue ultra libérale.

Bref, émoustillée par ce roman plein d'intelligence, je brule de découvrir le reste de l'œuvre de cet auteur. .. Pour vous raconter la suite !

Vendredi 16 mai 2008




J'ai découvert un autre Victor Hugo. Après avoir lu Les Misérables puis La Légende des siècles, j'espérais en apprendre encore plus  sur le poète mais aussi sur l'homme. Car si dans cette œuvre il explore la conscience de l'être humain par le prisme de la bible,  j'imaginais que les Contemplations seraient plus concrètes et nous livreraient, en partie, la vision du monde de Victor Hugo. Je ne fus  pas déçue mais très étonnée et un peu perplexe. Car si les premiers poèmes retracent l'entrée dans la vie amoureuse du poète -La partie  intitulée Autrefois-, très vite, celui-ci commence à nous offrir un point de vue pour le moins étonnant des origines du monde  et de sa propre foi en Dieu. Ainsi, dans un poème intitulé Magnitudo Parvi, III, 30 , pièce charnière du recueil, Victor Hugo relate une soirée passée avec  sa fille. Et le lecteur comprend, à ce moment là, que son humanisme découle directement de cette foi. Mais le plus important, à mon sens, reste son immense ferveur comme si la croyance en Dieu, et, à travers elle, la mission de guide qui incombe au poète , presque de messie, n'était plus que sa seule raison de vivre. Car, comme Baudelaire et la plupart des poètes du 19ème siècle, Victor Hugo pense que le poète est un visionnaire qui se doit d'éclairer les hommes qui, eux, ne peuvent ni voir au-delà des éléments, ni concevoir l'image de Dieu à travers tous ce qui compose la nature et qui nous entoure. Victor Hugo était donc partagé entre l'animisme et l'image d'un Dieu tout puissant-la plus répandue encore de nos jours-, sorte d'icone paternelle, pour qui l'homme, et surtout les drames des hommes ne seraient qu'insignifiance, un atome à l'intérieur d'un projet beaucoup plus vaste qu'aucun être humain ne serait pas à mène de comprendre. Voilà comment ce grand poète parvint à surmonter l'épreuve de la mort de Léopoldine, sa fille adorée. Car ce recueil, c'est l'amère constat d'un homme ravagé par la douleur : Victor Hugo, et c'est ce que j'ai retenu de ce  merveilleux recueil, avec toute sa fragilité de poète sans cesse torturé par l'âpreté de la vie, malgré l'intime conviction de l'existence de Dieu, dut faire face, comme tout un chacun, à la mort : l'élu se retrouva aussi nu et démuni que n'importe quel homme devant l'impitoyable faucheuse. De cette blessure narcissique il restera ce recueil de poèmes amers écris par un homme déçu par la vie, désenchanté qui semble ne plus croire que par désespoir et qui n'attend plus que de savoir, si tout ça en vaut la peine, si Dieu est vraiment bon...  

Mercredi 14 mai 2008


A quelques  rebelles, à mes idoles.

A mes parents, à mes grands frères, trop loin, trop loin pour comprendre… Dommage !




Une haine, un amour, que sais-je,

Envahit mon esprit.

Je reste là,

Toi, avec tes rêves,

Moi, avec mes cauchemars,

Bloquée dans l’enfer.

Malheureusement, peut-être, je m’y sens bien.

Un vers de trop, 

Dans un bar glauque,

Jonché de morts-vivants

En mal d’alcool ou de coke

A refaire le monde

Dans un désespoir qui franchit

Toute limite du convenable.

Sur un verre d’Irish.

Mais regarde-moi,

Regarde ça, où je vis, où j’en suis

Je suis si triste, si triste

A en pleurer sur ton épaule

Que j’imagine pouvoir me sauver

De cet enfer qui me guette, qui m’attire et ne veut plus que moi.

Je te souris

Mais tu ne comprends plus rien

Loin devant, au paradis,

Tu m’as oublié, abandonné.

Tu ne veux pas apparaître à mes côtés,

Trop mauvaise réupation, 

Je pourrais te nuire, nuire à ta vie.

Un sourire amère, désespéré apparaît

Sur mon visage amer et triste d’avoir été oublié.

Tu ne comprends rien.

C’est pas grave, personne ne sait.

Tu n’est plus là, de toute façon,

Depuis bien longtemps.

Moi, je bois la vie, me délites en fumées

Vaporeuses, ivresse de vivre,

Tel un tout petit éphémère
 

Qui cherche désésperément ce qui vaut la peine d’être vécu

Dans ce monde sans raison.

A la conquête de l’enfer,

Pour payer le droit de vivre.

En découdre avec les démons d’un nuit immortelle

Qui me permettent de tout dire,

De cracher mon histoire

A tous ceux que j'aime

Histoire de les réveiller.

Oubliez, oubliez qui je suis, ce n’est pas moi.

Me voilà, telle que je suis.

Me voilà au fond du trou à chercher, ô déséspoir…

A rêver qui je ne suis pas ou ce que vous ne savez pas,

A rêver qui je suis, qui je serai.

Un verre de trop, ivre de vers 

C’est tout ou rien.

Je révèle tout..

D’un coup...

Un monde se révèle, tout est possible,

Je rêve ou je vie,

Je pleure de rire !


La vie n'est qu'une grande comédie,

Vous comprenez ?



A ceux que je pourrais aimer et à ceux que j’aime.




Regards qui se croisent : à voir...  

Et les paroles sont ici...

 

par yokov publié dans : Po Aime
Lundi 12 mai 2008


Je n'ai malheureusement plus le temps en ce moment d'écrire. La vie me rattrappe et je n'arrive plus à m'échapper pour me livrer, corps et âmes, juste un instant, pourtant, à la littérature. Mais, tous les jours, je pense à cet univers en dehors du temps et de l'espace, qui m'attend.
J'aime plus que tout rencontrer ceux qui aiment les livres, l'écriture, l'art ou, plus simplement, rencontrer d'autres personnalités, d'autres vies, d'autres histoires. Je reste donc à l'affût d'un petit moment... Et dès  que possible je vais m'essayer à une série de petites histoires ancrées dans notre actualité. Bien sur, les critiques seront bienvenus.
Mais quoi qu'il en soit, je continuerais, tant bien que mal, ce blog qui me tient tant à coeur. Donc, à très bientôt ici-meme...

Mardi 18 décembre 2007
La sorcière et l’inquisiteur, une chanson que j’ai découverte au hasard des pistes d’un cd, ne peut que s’écouter. J’ajoute les paroles pour les adeptes du karaoké (pour ceux qui aiment l’interprétation, il y’a de quoi faire…) ! Catherine Ringer est encore une fois magnifique dans l’interprétation de ce titre à l’occasion des 16ème victoires de la musique le 17 février 2001 sur France 2.
Et, bien sûr, on lui souhaite beaucoup de courage  pour surmonter cette nouvelle épreuve de la vie… 




La sorcière et l'inquisiteur

Connaissez-vous
La chanteuse sorcière
Celle qui fit fondre
Un cœur de fer?
Celle qui transforma
Son tortionnaire
Le grand inquisiteur
Qui lui ouvrit son cœur

On pouvait la trouver dans la forêt
Les nuits de lune pleine
Où elle donnait
Des incroyables fêtes
Et toute nue elle chante

Et quand ça commence
Ça commence
Toute la forêt se met à parler
Née en transe
De par sa mère
La sorcière savait
Comment s'élever
Comment prier, comment soigner,
Empoisonner
Comment chanter
Et comment danser

Il arrivait dans la région
L'inquisiteur
C'était un homme passionné
L'inquisiteur
Il voulait sauver l'humanité
Pauvres pécheurs
De l'éternelle damnation
Alors attention

Ils sont venus la prendre la nuit
Ils l'ont traînée par la chevelure
Jusqu'à la chambre de torture

Ah son premier cri
Eveilla son oreille
Et la sorcière se mit à agir
Elle le fit
Elle s'ensorcelle
Et se mit à chanter
La suppliciée

Elle était belle
Et d'une blancheur laiteuse
On voyait qu'elle
Aimait être amoureuse
Et sa longue chevelure
Faisait comme une couverture
A peine un voile
Maintenant sale

- Ah! Tu m'assassines
- Sauve ton âme
- Ah mais tu commets un crime
- Pauvre femme
- Par ma voix chante la beauté
- Tu est endiablée, par ta bouche
C'est le diable qui accouche
Et tu voudrais bien que je te touche
D'ailleurs tu fais tout pour me plaire
Et on peut dire que tu sais y faire
- Non! C'est l'air qui vibre
Mais tu frissonnes
- Ah! Comme tu es libre
Et comme tu es bonne!

Le grand inquisiteur
Sentit battre son cœur
Le grand inquisiteur
Sentit fondre son cœur

Paroles: C.Ringer. Musique: F.Chichin   2000  "Cool Frénésie" 


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A l'heure de lyre

   

 Photo027.jpg 

 

"Votre âme est un paysage choisi

Que vont charmant masques et bergamasques

Jouant du luth et dansant et quasi

Tristes sous leurs déguisements fantasques"


 

Paul Verlaine, Fêtes galantes.   

   



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