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Au clair de la lyre

   

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"Votre âme est un paysage choisi

Que vont charmant masques et bergamasques

Jouant du luth et dansant et quasi

Tristes sous leurs déguisements fantasques"


 

Paul Verlaine, Fêtes galantes.   

   

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Mercredi 14 mai 2008


A quelques  rebelles, à mes idoles.

A mes parents, à mes grands frères, trop loin, trop loin pour comprendre… Dommage !




Une haine, un amour, que sais-je,

Envahit mon esprit.

Je reste là,

Toi, avec tes rêves,

Moi, avec mes cauchemars,

Bloquée dans l’enfer.

Malheureusement, peut-être, je m’y sens bien.

Un vers de trop, 

Dans un bar glauque,

Jonché de morts-vivants

En mal d’alcool ou de coke

A refaire le monde

Dans un désespoir qui franchit

Toute limite du convenable.

Sur un verre d’Irish.

Mais regarde-moi,

Regarde ça, où je vis, où j’en suis

Je suis si triste, si triste

A en pleurer sur ton épaule

Que j’imagine pouvoir me sauver

De cet enfer qui me guette, qui m’attire et ne veut plus que moi.

Je te souris

Mais tu ne comprends plus rien

Loin devant, au paradis,

Tu m’as oublié, abandonné.

Tu ne veux pas apparaître à mes côtés,

Trop mauvaise réupation, 

Je pourrais te nuire, nuire à ta vie.

Un sourire amère, désespéré apparaît

Sur mon visage amer et triste d’avoir été oublié.

Tu ne comprends rien.

C’est pas grave, personne ne sait.

Tu n’est plus là, de toute façon,

Depuis bien longtemps.

Moi, je bois la vie, me délites en fumées

Vaporeuses, ivresse de vivre,

Tel un tout petit éphémère
 

Qui cherche désésperément ce qui vaut la peine d’être vécu

Dans ce monde sans raison.

A la conquête de l’enfer,

Pour payer le droit de vivre.

En découdre avec les démons d’un nuit immortelle

Qui me permettent de tout dire,

De cracher mon histoire

A tous ceux que j'aime

Histoire de les réveiller.

Oubliez, oubliez qui je suis, ce n’est pas moi.

Me voilà, telle que je suis.

Me voilà au fond du trou à chercher, ô déséspoir…

A rêver qui je ne suis pas ou ce que vous ne savez pas,

A rêver qui je suis, qui je serai.

Un verre de trop, ivre de vers 

C’est tout ou rien.

Je révèle tout..

D’un coup...

Un monde se révèle, tout est possible,

Je rêve ou je vie,

Je pleure de rire !


La vie n'est qu'une grande comédie,

Vous comprenez ?



A ceux que je pourrais aimer et à ceux que j’aime.




Regards qui se croisent : à voir...  

Et les paroles sont ici...

 

Par yokov - Publié dans : Po Aime - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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