"Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques"
Paul Verlaine, Fêtes galantes.
J'ai découvert un autre Victor Hugo. Après avoir lu Les Misérables puis La Légende des siècles, j'espérais en
apprendre encore plus sur le poète mais aussi sur l'homme. Car si dans cette œuvre il explore la conscience de l'être humain par le prisme de la bible, j'imaginais que les
Contemplations seraient plus concrètes et nous livreraient, en partie, la vision du monde de Victor Hugo. Je ne fus pas déçue mais très étonnée et un peu perplexe. Car si les premiers
poèmes retracent l'entrée dans la vie amoureuse du poète -La partie intitulée Autrefois-, très vite, celui-ci commence à nous offrir un point de vue pour le moins étonnant des origines du
monde et de sa propre foi en Dieu. Ainsi, dans un poème intitulé Magnitudo Parvi, III, 30 , pièce charnière du recueil, Victor Hugo relate une soirée passée avec sa fille. Et le
lecteur comprend, à ce moment là, que son humanisme découle directement de cette foi. Mais le plus important, à mon sens, reste son immense ferveur comme si la croyance en Dieu, et, à
travers elle, la mission de guide qui incombe au poète , presque de messie, n'était plus que sa seule raison de vivre. Car, comme Baudelaire et la plupart des poètes du 19ème siècle, Victor
Hugo pense que le poète est un visionnaire qui se doit d'éclairer les hommes qui, eux, ne peuvent ni voir au-delà des éléments, ni concevoir l'image de Dieu à travers tout ce qui compose la
nature et qui nous entoure. Victor Hugo était donc partagé entre l'animisme et l'image d'un Dieu tout puissant-la plus répandue encore de nos jours-, sorte d'icone paternelle, pour qui l'homme,
et surtout les drames des hommes ne seraient qu'insignifiance, un atome à l'intérieur d'un projet beaucoup plus vaste qu'aucun être humain ne serait pas à mène de comprendre. Voilà comment
ce grand poète parvint à surmonter l'épreuve de la mort de Léopoldine, sa fille adorée. Car ce recueil, c'est l'amère constat d'un homme ravagé par la douleur : Victor Hugo, et c'est ce que j'ai
retenu de ce merveilleux recueil, avec toute sa fragilité de poète sans cesse torturé par l'âpreté de la vie, malgré l'intime conviction de l'existence de Dieu, dut faire face, comme tout
un chacun, à la mort : l'élu se retrouva aussi nu et démuni que n'importe quel homme devant l'impitoyable faucheuse. De cette blessure narcissique il restera ce recueil de poèmes amers écris par
un homme déçu par la vie, désenchanté qui semble ne plus croire que par désespoir et qui n'attend plus que de savoir, si tout ça en vaut la peine, si Dieu est vraiment bon...
d 'une grande modernité défenseur des Droits de l 'Homme , lutta contre la peine de mort ( lire " le dernier jour d'un condamné " sublime petit roman!!)déçu par Napoléon III pour la Liberté mais pas l 'anarchie révolutionnaire du peuple.
Il a vécu le grand drame de la perte de sa fille Léopoldine décrite dans ses plus beaux poèmes.
J 'ai vraiment découvert un Victor Hugo humain , sensible et nostalgique et vais aborder son ouvre romanesque "Notre Dame de Paris" et les Misérables.
Jean Marc Hovasse a écrit une somme biographique sur Victor Hugo chez Fayard en 3 volumes dont 2 parus très fouillé et passionnant
Tiens c'est marrant, derrière Yokov se cache une femme. Je ne sais pas pourquoi (le choix de ce prénom de Yokov probablement) je m'étais fait à l'idée qu'il s'agissait d'un homme.
Moi ce que j'ai adoré d'Hugo, ce sont les écrits politique. Une source inépuisable d'informations sur la vie politiqe au XIX.